Nos sociétés avancent inexorablement et nos consommations d’énergie vivent une révolution sans précédent.
Nous savons depuis plusieurs années que les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) seront beaucoup moins utilisées dans une vingtaine d’années, non pas par pénurie, ni pour un problème de coup, mais par bon sens car ce n’est pas durable. Annoncer aujourd’hui que les énergies renouvelables sont économiquement viables, est donc une grande nouvelle, et c’est peut être le point à franchir pour que la révolution de l’énergie accélère encore.  D’ailleurs, dans son rapport 2016 sur les perspectives des technologies de l’énergie, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu ses prévisions à la hausse de 13 % concernant les capacités renouvelables qui seront installées en 2021. Cette même année, les énergies vertes représenteront 28 % de la génération électrique, contre 23 % en 2015.
Mais qui pourra nous dire à quelle vitesse notre mixe énergétique va évoluer en France et dans le monde ?
Nous savons que la progression de tout changement n’est pas linéaire, qu’après une phase de résistance l’accélération peut être très forte. Il est donc plus facile de prédire à long terme, après la stabilisation du changement, qu’à court terme sans savoir quand les progrès et les volontés vont être appliqués en masse. L’Université de Standford se risque dans cette prévision, avec des absences étonnantes, telles que la gazéification des déchets ou la géothermie, …

 

Ceci étant, ce ne sont pas des points importants, car la performance globale sera dans la gestion des différentes énergies, leur utilisation et leur stockage lors des productions surabondantes. C’est le défi du projet de Energy Observer : concevoir et construire un navire qui pourra naviguer en continue et en toute autonomie dans la gestion des énergies intermittentes du jour et du vent pour produire l’hydrogène nécessaire.

 

© Energy Observer - DR

© Energy Observer – DR

Dans nos villes du futur, cette gestion pourrait être encore plus facile, car la multiplication des origines de production et de consommation donnera une plus grande souplesse au système. Techniquement, tout est disponible et de nombreux projets déjà en place qui ne demandent qu’à s’étendre. Malheureusement, la date où nous pourrons vivre cela, dépendra grandement de la résistance au changement que les firmes de production d’énergies fossiles vont pouvoir mettre en place …